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25/10/2006
Le salon E'Caux Bio, les 27 28 et 29 octobre
La septième édition du salon E’Caux Bio se déroulera :
- Le vendredi 27 octobre de 14 h 00 à 21 h 00
- Le samedi 28 et le dimanche 29 octobre de 10 h 00 à 18 h 00
Le salon se tiendra à la:
« Salle du vieux moulin » Rue de l'étang 76190 YVETOT (centre ville)
L’entrée est de 3€50 mais gratuite pour les moins de 16 ans.
Cette année le thème du salon sera :
"LA BIO/l'ECO CONSTRUCTION" : Santé - Economie Solidaire - Environnement
Comme les années précédentes, de nombreux autres thèmes en rapport avec le biologique seront abordés au travers des conférences, et des exposants présents sur le salon. Ainsi il sera question de vie saine, de restauration, de cosmétiques, d’habillement, de littérature, de jardinage, d’artisanat, etc... Bref ! Pas de quoi s’ennuyer !
Des animations seront également proposées. Pour plus de détails, cliquez ici. Vous y trouverez également la liste des conférences régulièrement mise à jour.
La liste des exposants 2006.
N’hésitez pas à contacter l'association pour tout renseignement. ils se feront une joie de vous renseigner.
Pour en savoir plus sur le salon, venez découvrir ce petit « historique ».
Pour vous inscrire demander un dossier d'inscription : aneth.yvetot@wanadoo.fr
Communication Salon E'CAUX BIO Affiche 2006
Les partenaires :
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12:50 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dominique chauvel, E'caux bio, yvetot, développement durable, ANETH, bio, salon
17/10/2006
Assez de misère et de précarité
Aujourd'hui 17 octobre, journée Mondiale du refus de la misère; je vous propose deux sites web sur lesquels vous pourrez entendre et diffusez ce message;
Comme l'indique le site www.oct17.org "Née de l’initiative du père Joseph Wresinski et de celle de plusieurs milliers de personnes de tous milieux qui se sont rassemblées sur le Parvis des Droits de l’Homme à Paris en 1987 cette journée est officiellement reconnue par les Nations Unies depuis 1992".
Sur le site www.jeresiste.org, vous pourrez retrouver des témoignages et des informations;
La misère est présente partout dans le monde et comme on peut le lire sur le site "jeresiste.org" " La misère est le plus grave des fléaux. Dans le monde, elle tue chaque jour davantage que les guerres et les épidémies."
En France elle touche entre 4 et 5 millions de françaises et de français qui ne trouvent pas à se loger ou sont logés dans des logements insalubres; nous ne pouvons accepter cela et il est imortant de le combattre chaque jour; contrairement à ce que peuvent penser certains députés UMP, notamment celui de notre circonscription, les mesures prisent par le gouvenement Villepin/Sarkozy ne répondent pas aux attentes de ces personnes en situation de détresse sociale.
Une nouvelle donne sociale doit être mise en place dès 2007 avec un rassemblement à gauche.
15:30 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dominique chauvel, logement, misère, journée mondiale du refus de la misère
16/10/2006
Inauguration Logements à Angiens
Samedi, j'ai participé à l'inauguration de nouveaux logements à Angiens, je vous propose de prendre connaissance de mon discours; vous trouverez également en fin d'article, le communiqué de presse du Département de la Seine-Maritime sur la garantie des Loyers
INAUGURATION LOGEMENTS ANGIENS
SAMEDI 14 OCTOBRE 2006
Heureuse d’être ici à Angiens, cette charmante commune en ce beau samedi d’Automne.
Saluer le dynamisme de la commune (commerçants, associations).
Aujourd’hui particulièrement Guy Filleux, le maire, et son équipe.
Guy Filleux non seulement très dévoué mais très investi dans la politique du logement :
Action à la com com (montage des dossiers des particuliers - aides départementales -)
Salon habitat et énergies ici même la semaine dernière
Construction de tous types de logements (jeunes, d’urgence, sociaux)
Le logement est en crise.
Se loger devient une démarche complexe dont l’issue est loin d’être garantie.
Mes collègues maires ici présents le savent bien puisque nous sommes constamment sollicités dans nos communes respectives et hélas nous ne donnons pas souvent de réponses positives.
Force est de constater pour nous élus de petites communes que la tâche est lourde et les moyens très légers !
Nous souffrons d’un manque cruel de logement (20 000 sur toute la Seine Maritime), de tout type de logements. Dans le secteur locatif public ou privé tout comme de terrains dans le cadre de l’accession à la propriété.
Louer dans notre canton mais aussi dans ceux qui nous sont limitrophe est un véritable parcours du combattant. Non seulement parce qu’il y a un manque cruel d’offres mais aussi parce que nous assistons à une hausse effrénée des loyers y compris ici dans le monde rural.
J’ai eu à traiter plusieurs cas de familles qui pour faire face à leurs charges locatives doivent rogner sur d’autres dépenses de loisirs, culturelles ou vestimentaires. J’ai aussi rencontré des personnes payées au SMIC pour lesquelles le loyer représentait parfois jusqu’à 40 % de leurs ressources.
Et quand par chance les familles ont un toit il n’est pas toujours digne et se pose alors le problème de l’habitat indigne voire insalubre auquel nous n’avons pas forcément une réponse à apporter et surtout pas d’autre logement à proposer.
Quant à l’accession à la propriété la flambée du prix des terrains ici et ailleurs et la spéculation immobilière sont telles qu’il est très difficile pour un jeune couple qui travaille d’envisager la construction de sa maison !
C’est pourquoi l’initiative de la Municipalité d’Angiens de viabiliser des terrains et de les céder à un prix raisonnable mérité d’être saluée.
Le Département a d’ailleurs soutenu la commune à près de 55 000 euros et nous continuerons de soutenir de telles initiatives d’accession ainsi que celles concernant le secteur locatif qui doit être encouragé ici dans le milieu rural et vous avez, mes chers collègues, un rôle important à jouer.
Je rappelle que le Département a pris un certain nombre de mesures concernant le logement et notamment la CREATION D’UN FONDS DEPARTEMENTAL DE GARANTIE DES LOYERS.
Ce fonds permettra, DES LE 1 ER JANVIER 2007, un meilleur accès au logement pour tous.
Concrètement cela signifie que le Département avancera le dépôt de garantie et se portera caution pour le locataire.
Cette nouvelle aide devrait concerner plus de 115 000 personnes et permettre l’accès au logement sans avoir besoin de recourir à l’emprunt (exemple dans le canton).
Pour conclure :
Il ne me reste plus qu’à espérer beaucoup d’autres inaugurations comme celles-ci à travers le canton et à souhaiter une vie douce, longue et heureuse aux résidentes et résidents du Clos Saint Pierre mais aussi aux enfants présents et à venir puisque même le chemin des écoliers à été pensé dans le cadre de ce projet.
BRAVO et BONNE JOURNEE
Communiqué du Département de la Seine-Maritime disponible sur le lien suivant
Création d'un fonds départemental de garantie des loyers.![]()
Pour permettre un meilleur accès au logement pour tous, le Département de Seine-Maritime va créer, dès le début de l'année prochaine, un fonds départemental de garantie et de caution des loyers.
Ce fonds, en complément des outils FSL et Locapass, permettra donc au plus grand nombre d’avoir un logement dans des conditions satisfaisantes, en sécurisant bailleurs et locataires.
Cette mesure prendra effet à compter du 1er janvier 2007, le Département de Seine-Maritime avancera le dépôt de garantie (versement exigé par le propriétaire au moment de l’entrée dans les lieux) et se portera caution pour le locataire (en cas d’impayés de loyers).
Cette aide est destinée aux personnes ayant un revenu individuel maximum de 1.500€ net par mois et sera proportionnée à la taille de la famille.
Environ 115.391 personnes en Seine-Maritime sont susceptibles de bénéficier de cette aide
• Pour tout nouveau bénéficiaire d’un logement social, sous condition de ressources
• Pour les jeunes et les personnes isolées, pour tout logement, sous condition de ressources
11:40 Publié dans Le Logement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dominique chauvel, logement, inauguration, Département de Seine-Maritime, FSL, garantie des loyers, SRU
11/10/2006
« Ne laisser aucun enfant sur le bord du chemin »
Lors de la séance plénière du Département de Seine-Maritilme du 10 octobre 2006, le Président Didier Marie a proposé à tous les élus de l'assemblée de parrainer un enfant d'une famille sans-papiers.
Je vous propose de prendre connaissance de son intervention et de vous rendre sur le site de RESF (Réseau Éducation Sans Frontières) :
DISCOURS DE DIDIER MARIE
Président du Département de Seine-Maritime
Sur la situation des enfants en voie d’expulsion
10 octobre 2006
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Depuis quelques semaines, plusieurs d’entre nous sont saisis, par des associations ou des familles, de la situation d’enfants scolarisés dans les écoles et collèges de notre Département et susceptibles d’être expulsés de notre pays.
340 adultes et des centaines d’enfants sont concernés en Seine-Maritime. Le Gouvernement, devant cette situation humainement intolérable, a publié une circulaire le 13 juin, visant à régulariser les familles d’enfants scolarisés.
Malheureusement, le ministre annonçait quasi simultanément le nombre de dossiers qu’il consentirait à régulariser, soit 7000 sur 33 500 déposés. Au final, les préfets ont respecté la consigne. Il y a en eu 6924 !
En Seine-Maritime, sur 340 personnes, 60 dossiers ont été déclarés irrecevables, 280 examinés, 92 régularisés (soit 27%). Seules 56 familles ont été régularisées dans le cadre de cette circulaire, laissant les autres dans le désespoir et la précarité.
258 dossiers sont aujourd’hui dans l’attente d’une nouvelle instruction de la part de la préfecture. Leurs origines reflètent la physionomie de notre monde malade : Arménien, Tchétchène, Georgien, Mongolien, Ivoirien…
Je ne veux cependant pas ici entrer dans une discussion polémique sur la politique d’immigration du Gouvernement, qui, au demeurant, ne me convient pas, mais m’intéresser aux enfants concernés.
La plupart d’entre eux vivent depuis plusieurs années en France, certains n’ont quasiment connu que notre pays. Ils parlent et apprennent en français qui est leur langue. Ils jouent et étudient avec leurs camarades français.
Qu’adviendrait-il pour eux s’ils n’étaient pas régularisés ? Soit ils seront expulsés vers le pays de leurs parents et y seront des étrangers.
Soit non régularisés, ils seront condamnés à rester dans la clandestinité.
L’institution départementale est doublement concernée, et, c’est à ce titre que je vous saisis.
1- parce que nous accueillons dans les collèges du département près d’une centaine de ces jeunes, que nombre d’entre eux bénéficient de bourses et d’aides à la restauration scolaire et je vous félicite des décisions prises de longue date.
2- Parce que nous avons, par ailleurs, une responsabilité directe au titre de l’ASE dès lors que les parents ne peuvent plus subvenir aux besoins des enfants, et que nous accueillons, par ailleurs, 88 mineurs et jeunes majeurs isolés en attente de régularisation.
Je ne demande pas de mesures extraordinaires, simplement que le Ministre de l’Intérieur donne l’instruction au Préfet de Seine-Maritime, dans le cadre des textes qui le permettent, de régulariser l’ensemble des familles concernées de telle sorte que ces enfants ne soient pas arrachés à leurs écoles.
Le Premier Ministre, lui-même, l’a conseillé à son ministre du l’Intérieur au sujet des sans domicile de CACHAN. Je le cite :« les lois de ces pays s’appliquent. Nous pouvons les appliquer avec humanité ».
Nous nous honorerions collectivement à défendre ces enfants
- au titre du droit à l’éducation pour tous, car on ne peut pas refuser l’éducation à des enfants parce que leurs parents n’ont pas les bons papiers,
- au titre des valeurs d’humanisme qui fondent notre engagement républicains.
C’est pourquoi, je vous invite, quelque soit votre engagement politique, au nom des grandes valeurs républicaines, à venir parrainer le 21 octobre prochain à l’Hôtel du Département, l’ensemble des enfants que le Réseau Education Sans Frontières soutient pour les accompagner dans leur demande et rompre leur isolement.
J’interviendrai parallèlement auprès du Préfet pour que tous ces dossiers soient attentivement réexaminés. Il s’agit d’une grande cause, celle des enfants.
La France s’honorerait en accueillant durablement, dignement chacun de ses enfants sur son sol, leur offrant ce que nous avons de plus beau, notre héritage des lumières, notre culture et notre humanité.
Je souhaite pouvoir compter sur chacune et chacun comme ses enfants comptent sur nous. Je vous remercie.
18:20 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dominique chauvel, Sans papier, RESF, enfance, société, sarkozy
10/10/2006
Séance plénière du Départment des 10 et 11 octobre 2006
Lors de la séance plénière du Département des 10 et 11 octobre 2006, je suis intervenue, dans le cadre du débat de politique Départementale, contre la privatisation de GDF
Voici mon intervention:
SEANCE PLENIERE OCTOBRE 2006
DEBAT DE POLITIQUE GENERALE
INTERVENTION DE DOMINIQUE CHAUVEL
Monsieur le Président,
Mes Chers Collègues,
Rien n’obligeait le gouvernement à déposer un projet de loi visant à la privatisation de GDF bafouant ainsi les engagements pris par lui-même deux ans auparavant et repris solennellement à l’Assemblée Nationale le 15 juin 2004 par Nicolas Sarkozy.
Je rappelle l’essentiel de sa déclaration : EDF et GDF ne seront pas privatisés.
Quel renoncement,
Quel reniement de la parole donnée.
Ce projet est dénoncé par tous les partis de gauche mais aussi par les syndicats et la majorité des salariés de GDF.
Même à droite, ce projet ne fait pas l’unanimité, n’est ce pas Monsieur Denis Merville puisque vous avez jugé bon de vous abstenir lors du vote à l’Assemblée.
Ce projet inquiète.
Il inquiète les Françaises et les Français tout comme il inquiète les habitants de ce Département car, non l’énergie n’est pas un bien comme un autre.
L’électricité comme le gaz sont des produits de première nécessité auxquels chacun doit pouvoir accéder.
Ce projet est un danger car il fragilise l’ensemble du secteur énergétique français.
A qui profite cette fusion ?
Je laisserai le Président de Suez répondre lui-même à cette question :
« Le prix du gaz ne doit pas pénaliser nos actionnaires ».
C’est très clair.
Voilà la réelle motivation : du profit, toujours et encore plus de profit pour satisfaire quelques poignées d’actionnaires au détriment des citoyens réduits à leur rôle de consommateurs.
Nous sommes désormais dans l’ère de la dictature de l’actionnariat.
On fait fi du service public.
Nous élus ruraux nous savons ce que cela veut dire car nous en avons déjà fait les frais avec les fermetures ici d’un bureau de poste, là d’une classe, plus loin d’une agence de la Direction Départementale de l’Equipement ou encore d’un bureau des Assedic ;
Les citoyens sont priés d’aller voir ailleurs !
Désormais nous, maires de communes rurales, qui avions espoir de voir arriver dans nos campagnes le gaz naturel, nous devons abandonner tout projet.
En effet, je ne vois pas des actionnaires donner le feu vert à de tels investissements renonçant par la même à des gains substantiels.
Quant à celles et ceux qui bénéficient déjà du gaz qu’ils se préparent à des factures de plus en plus lourdes.
Pour certaines familles la facture énergétique a déjà augmenté de plus de 200 € en un an.
Ce n’est pas là ce que souhaitent les habitants de Seine-Maritime.
Ce sont les plus modestes et les plus fragiles d’entre nous qui seront pénalisés.
Ce gouvernement reste sourd aux attentes des français.
Quand à l’intérêt industriel le gouvernement ne peut l’expliquer puisqu’il n’existe pas.
La voie empruntée se révèle être une impasse.
Il existe pourtant des solutions.
La création d’un pôle public de l’énergie autour d’EDF et de GDF avec le maintien du tarif réglementé et le renforcement du tarif social et de la couverture énergétique universelle.
C’est-à-dire, un projet qui prend en compte les intérêts des citoyens consommateurs, car, je le répète, l’énergie n’est pas un bien marchand comme un autre.
Demain il faudra expliquer aux familles seinomarines que nous aidons dans le cadre de différents dispositifs que nous ne pouvons plus rien pour elles car leur intérêt aura été sacrifié à l’appétit de l’actionnariat, qui jamais n’est rassasié.
Que répondrez-vous Messieurs les parlementaires, à ces familles qui, asphyxiées par les différentes charges, sont au bord du gouffre ?
Vous les renverrez sans doute vers le Département et les Assistantes Sociales.
Pourtant votre rôle et celui de l’Etat, est d’éviter ces difficultés car gouverner c’est prévoir !
Comme je l’ai déjà dit, il est nécessaire qu’un pôle public de l’énergie soit créé pour maîtriser la stratégie énergétique de la France et contrôler les prix facturés aux usagers.
Ce n’est pas encore l’époque des vœux mais d’ores et déjà je fais le vœu qu’en 2007, cela se réalise.
Je vous remercie.
17:10 Publié dans Le Département agit pour vous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dominique chauvel, GDF, privatisaton, séance plénière, Département, socialiste
05/10/2006
Un autre regard sur la Seine Saint Denis
J’ai vécu à St Denis pendant 10 ans; j’y ai encore de la famille et j’y vais régulièrement;
je connais bien les élus; de nombreux efforts sont faits par les différentes collectivités territoriales, et les associations sur place font un travail remarquable lorsque les subventions ne sont pas diminuées chaque année;
Il n'est donc pas normal que les projecteurs soient braqués uniquement lorsqu’il y a des problèmes,
Il est vrai qu’un petit pourcentage de personnes posent des difficultés mais soyons clairs, la TRES grande majorité, elle, a plutôt des soucis pour trouver du boulot, des problèmes de transport collectifs, et des fins de mois difficiles….
cela on évite beaucoup trop souvent d’en parler; on préfère de beaucoup organiser des spectacles sons et lumières autour de grandes manoeuvres policières qui le plus souvent ne donnent rien si ce n'est encore un peu plus d'agressions; la banlieue a surtout besoin qu'on la respecte, et qu'on lui trouve les solutions adéquates pour répondre aux véritables insécurités:
- Insécurité de l'Emploi
- Insécurité des soins médicaux
- Insécurité du travail
- Insécurité scolaire
- Insécurité des retraites
- Insécurité du logement.
C'est notre rôle, nous les élus du Parti Socialiste et les élus de toute la gauche, de faire cette société de demain et de faire disparaître ces inégalités; nous prouvons chaque jour à l'échelle locale dans notre Département et dans notre Région, qu'une solution d'ecoute et d'entraide est possible...
Pour illustrer mon propos ce matin je vous propose en lien le slameur "Grand Corps Malade" et la lecture de l'article du monde du 30 septembre 2006, coécrit par Patrick Braouezec, Député PCF de Seine Saint Denis et Didier Paillard, Maire de Saint-Denis
Ici mieux qu'ailleurs, ou le 9-3 comme révélateur
Comment avancer quand ces territoires populaires font l'objet d'une réduction drastique des moyens affectés aux services publics ?
Les médias se sont fait l'écho d'une note du préfet de Seine-Saint-Denis au ministre de l'intérieur sur la question de la délinquance, présentée comme un " cri d'alarme ".
Aujourd'hui, tout est fait pour stigmatiser tout un département et sa population, pour caricaturer une situation en réalité beaucoup plus complexe, et livrer à la vindicte un ensemble d'acteurs de terrain.
Et cela un an après les révoltes urbaines de novembre 2005 et au moment - hasard du calendrier seulement ? - où la loi relative à la prévention de la délinquance vient d'être votée au Sénat. Rappelons que cette loi s'attaque aux personnes - les mineurs, mais aussi leurs parents - qui rencontrent des difficultés, et non aux difficultés que celles-ci rencontrent.
Le maire y deviendrait le grand coordonnateur de la lutte contre la délinquance, niant, dans le même temps, les compétences des travailleurs sociaux, mais aussi les prérogatives de la justice spécifique des mineurs, bravant ainsi, non sans contradiction, les conventions internationales ratifiées par la France.
Cette note du préfet, comme la loi en cours de discussion, pose la question du projet de société.
Où allons-nous quand on prône l'incarcération pour les mineurs, alors qu'il est prouvé que celle-ci amène deux individus sur trois à récidiver, alors que seuls deux jeunes sur dix récidivent après avoir suivi des mesures d'accompagnement ?
Où allons-nous quand des mois d'attente sont nécessaires, faute de moyens humains et matériels, avant qu'un professionnel n'intervienne après l'acte délictueux ou après que des parents en difficulté et non pas démissionnaires ont tiré la sonnette d'alarme ?
Où allons-nous quand on se refuse à considérer les rapports entre la police, la population et les jeunes comme une question incontournable ? La liste des dérives délibérées est longue et révèle une volonté de l'Etat de dévaluer les acteurs de la prévention de la délinquance, du juge pour enfant au travailleur social.
Comment avancer quand ces territoires populaires font l'objet d'une réduction drastique des moyens affectés aux services publics (La Poste, l'éducation nationale, la justice, la santé, la police et même les services préfectoraux) dans la logique réactionnaire prônée par le gouvernement, et particulièrement par le président de l'UMP ?
Il devient urgent de stopper cette logique libérale, de cesser de stigmatiser les populations et les territoires et de d'opposer les gens entre eux. Il est urgent de rétablir l'une des règles fondamentales de la République : la solidarité nationale. Il est urgent de considérer la jeunesse comme une richesse, digne de confiance. Car lorsqu'un ministre de l'intérieur livre à la vindicte populiste un juge, un procureur ou encore l'inspection générale des services, ce sont l'Etat républicain et les principes fondamentaux de séparation des pouvoirs qui sont en danger.
Nous pourrions être tentés de profiter de cette médiatisation pour lancer d'énièmes assises départementales du 9-3. Mais est-ce vraiment bien utile tant ce gouvernement méprise les populations des quartiers populaires, ne répond que par la répression, et vise par là même à briser tout espoir, toute perspective venant de ces quartiers ?
La Seine-Saint-Denis n'est que le révélateur des maux et des difficultés qui assaillent la société française. C'est ici, plus encore qu'ailleurs, que nous devons construire des logements, créer des emplois, augmenter les salaires, régulariser les sans-papiers, réduire les inégalités, en finir avec les discriminations et donner au système éducatif les moyens de la réussite scolaire.
C'est le sens de l'action que bon nombre d'élus, de professionnels, d'associations et de citoyens mènent dans ce département. C'est pourquoi ici mieux qu'ailleurs les principes du vivre-ensemble sont aussi une réalité, ce n'est pas provocation que de le dire, et se crée une nouvelle citoyenneté inventive qui préfigure à bien des égards la société française de demain.
Patrick Braouezec Didier Paillard
10:15 Publié dans jeunesse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dominique chauvel, jeunesse, banlieue, insécurité, logement, transport, santé


