« 2006-10 | Page d'accueil | 2006-12 »

27/11/2006

LE SPORT AU FEMININ

Le sport est un merveilleux outil de cohésion et d’intégration sociale qui doit permettre à chacun de s’épanouir pleinement dans la discipline qu’il a choisi.
Le sport c’est aussi un formidable moyen de se rassembler et une école de la vie permettant d’acquérir des valeurs telles que le respect de l’autre et la tolérance.
Si le sport s’est beaucoup démocratisé il reste qu’il n’est pas accessible pour tous de la même façon.
Pour les femmes si beaucoup de chemin a été parcouru il reste encore un bout de route à faire surtout dans certains milieux afin de parvenir à l’égalité.

Les femmes sont de plus en plus nombreuses à pratiquer les activités physiques et sportives : de 9% en 1968, on constate une progression très nette à 48% aujourd’hui. Cependant, même si elle augmente, la pratique féminine licenciée dans une association sportive reste nettement en retrait par rapport à celle des hommes puisque 2/3 des licenciés(es) sont des hommes.

De plus, le développement de nombreux freins culturels d’ordre communautaire dans les quartiers sensibles, entraîne une lente exclusion des jeunes filles dans ces quartiers. 51% des filles pratiquent le sport hors zone d’éducation prioritaire (ZEP) et 32% en ZEP ! Ce désengagement sportif progressif ne permet plus au sport de jouer pleinement son rôle social intégrateur.

Dans le domaine des sports de compétition, 36% des sportifs de haut niveau (inscrit sur la liste ministérielle) sont des femmes.

Concernant l’accès des femmes à des postes à responsabilité, plus on progresse dans la « hiérarchie », moins il y a de femmes … Ainsi, seules 6,2% de Présidents(es) des Fédérations Sportives, sont des femmes !

Ce constat de cette sous-représentation féminine aux postes de responsabilité élective est également observé en matière d’encadrement technique. 14% des Conseillers Techniques Sportifs (agent de l’Etat mis à disposition auprès des fédérations sportives) sont des femmes ; elles sont 10% aux postes d’Entraîneur(euse) National et 5% aux postes de Directeur Technique National (DTN).

Enfin l’accès des femmes aux formations et aux métiers du sport reste encore insuffisant ; 28% sont titulaires du Brevet d’Etat 1er degré (BEES 1) et 15% du 2ème degré (BEES 2).

Face à ce constat, un groupe de travail national, « Femmes et sport », a été récemment mis en place par les Ministres de la Jeunesse et des Sports et de l’Egalité professionnelle. Ce groupe de travail a mené de nombreuses consultations et recherches autour de deux thèmes :

- l’accès des femmes aux fonctions dirigeantes
- la pratique des jeunes filles et femmes dans les quartiers urbains sensibles.

Un rapport « Femmes et sport » a été remis eux Ministres en 2004. Dès 2005, le Ministre de la Jeunesse et des Sports et le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF), ont lancé un « concours national » femmes et sport, dont l’objectif est de promouvoir l’image, la place et le rôle des femmes dans la pratique physique et sportive, et leur accès aux responsabilités.

Par ailleurs, un décret du 7 janvier 2004 a introduit dans le statut des fédérations sportives, un principe de proportionnalité entre le nombre de sièges dont les femmes doivent disposer et le nombre de licenciés(es). Ces dispositions sont applicables, au plus tard, fin 2008. Mais certaines fédérations (très peu), les ont mis en œuvre dès la fin de l’année 2004 (comme la fédération d’athlétisme).

Il reste encore beaucoup de progrès à faire afin de permettre aux femmes d’accéder à la pratique et aux responsabilités dans le sport à l’égal des hommes. Pour cela il faudra vaincre un certain nombre de handicaps culturels en commençant par la pratique sportive à l’école, et lutter contre les dérives communautaristes dans les quartiers sensibles.

Statistiques générales : quelques chiffres sur le pourcentage de femmes dans les fédérations :

- F.F Gymnastique : 78% de femmes
- F.F Equitation : 76% de femmes
- F.F Twirlin bâton : 92% de femmes
- F.F Gymnastique volontaire : 94% de femmes
- F.F Football : 2% de femmes
- F.F Rugby : 3% de femmes
- F.F Cyclisme : 10% de femmes
- F.F Tennis de table : 17% de femmes
- F.F Basket : 40% de femmes
- F.F Handball : 37% de femmes
- F.F Athlétisme : 39% de femmes
- F.F Tennis : 32% de femmes
- F.F Judo : 25% de femmes
- F.F Natation : 56% de femmes
- F.F Golf : 30% de femmes

Initiatives diverses prises afin de favoriser la pratique féminine :

- La Fondation de France lance un appel à projets pour favoriser l’expression des adolescentes des territoires et quartiers sensibles. Elle souhaite soutenir des projets innovants associant activités sportives et non sportives dans un souci de mixité sociale et culturelle.

- La Parisienne : course à pied organisée à Paris (9ème arr) réservée exclusivement aux femmes (8 à 10 000 participants).

25/11/2006

Journée Internationale contre les violences faites aux femmes

A l'occasion de la Journée Internationale contre les violences faites aux femmes, je vous propose de reprendre l'interview de Laurence Rossignol,secretaire nationale aux femmes; vous pouvez retrouver l'intégralité de cet article sur le site national du PS, ou en cliquant ici

Laurence Rossignol : “La carte du monde est une carte des violences faites aux femmes”


Interview de Laurence Rossignol, secretaire nationale aux femmes


À l’occasion de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre 2006, quels constats peut-on faire par rapport à ces violences ?

C’est toujours difficile d’établir un bilan sur ce sujet. Ce qui était considéré comme des violences admises hier, sont des violences dénoncées aujourd’hui. C’est d’ailleurs une première grande victoire, les femmes ne se jugent plus coupables de leur souffrance, mais admettent l’idée qu’elles sont victimes. De manière générale, on peut constater que la carte du monde est une carte des violences faites aux femmes. Le viol, plus que courant lors des conflits armés, la mondialisation de la prostitution, sont autant d’élèments préoccupants pour la condition féminine.

Pourquoi est-il important pour le PS d’appeler à manifester le 25 novembre (1) ?

Cette journée de mobilisation est particulièrement importante en cette année électorale puisqu’elle permet de remettre le sujet sur le devant de la scène politique. En plus d’organiser une manifestation, le Collectif national pour les droits des femmes demande aux candidats à l’élection présidentielle et aux partis politique de s’engager sur un grande loi contre les violences. En appelant à la mobilisation le 25 novembre, nous abondons dans ce sens.

Le Projet socialiste prévoit un plan de lutte contre les violences conjugales et familiales. Qu’en est-il précisemment ?

Nous prenons comme référence le plan global qu’a mis en place le gouvernement espagnol sur ce sujet. Il comprend un volet préventif, un volet pénal ainsi que l’accompagnement des victimes et des auteurs de violences. Le but d’une telle réforme est d’aboutir à une couverture homogène, sur l’ensemble du territoire, des moyens dédiés à la lutte contre ces violences. Le contenu et les contours exacts de ce plan sont encore à discuter mais on peut penser que les questions de la prostitution et de la représentation des femmes dans la publicité devront être intégrées dans cette loi cadre.

24/11/2006

Une lecture approfondie de la presse.

BONNES FEUILLES

VOILA LA DROITE ET SES ELUS





SUSPICION POUR TOUS.


Relevé dans Le Monde du 15 novembre 2006, « Le fichier ELOI, le fichier de trop » sous les signatures de Daniel BORILLO et Eric FASSIN :
« ...Dans la torpeur de l’été, un arrêté paru au JO du 18 août est quasiment passé inaperçu. Il crée le fichier ELOI qui renforce la surveillance des citoyens au contact avec des étrangers sous prétexte de lutte contre l’immigration clandestine.
Le fichage et le contrôle concernent tous ceux qui sont en contact avec un étranger qu’il soit en situation régulière ou irrégulière....
La suspicion se généralise... « C’est l’extension sans fin d’une logique du soupçon qui par cercles concentriques passe des clandestins aux immigrés, et des étrangers à leurs amis, à leurs familles, à leurs alliés. »
Il serait temps de lire ou de relire « MATIN BRUN » de Franck Pavloff.

BAILLON POUR LES PARTENAIRES SOCIAUX.

« Lors de l’examen du budget de la Sécurité Sociale le ministre de la santé, Xavier Bertrand, a profité de la discussion en deuxième lecture pour modifier la mise en oeuvre de la réforme de l'assurance-maladie. En particulier, il a proposé une série d'amendements qui doivent lui permettre de se substituer à la négociation entre l'Union nationale des caisses d'assurance-maladie (Uncam) et les syndicats de médecins.
Par un amendement, adopté par les sénateurs, le gouvernement pourra créer un secteur " optionnel " de tarification des actes de chirurgie, faute d'un accord négocié avant le 31 janvier 2007 et durant une période de quatre mois. Cette mesure intermédiaire permettrait notamment aux praticiens à honoraires libres du secteur 2 de bé
néficier d'une hausse de 11,5 % de la rémunération des actes conventionnés (CMU, urgence). Elle devrait aussi autoriser les dépassements d'honoraires pour les chirurgiens de secteur 1.
" L'Etat veut bien laisser les partenaires sociaux négocier mais pour faire ce qu'il veut ", s'insurge Michel Régereau, président (CFDT) du conseil d'administration de l'Uncam.
Parallèlement, le gouvernement a fait voter un autre amendement qui empêche toute velléité de blocage de la réforme. Il s'agit là de n'accorder le droit d'opposition qu'aux seules organisations représentatives déclarées comme telles par le ministre de la santé.
Cette
disposition écarte la Fédération des médecins français (16, 5 % des voix) et Espace généraliste (12, 3 %) qui, avec MG France et l'Union collégiale des chirurgiens, représentent 54,5 % des voix des généralistes et des spécialistes.... »
Le Monde 21 novembre 2006

APRES LE DELIT DE SALE GUEULE, LE DELIT DE JEUNESSE...

Entre l’affichage du titre du projet de loi " relatif à la prévention de la délinquance " et le texte qui repose sur une série de présupposés éminemment discutables, un gouffre...
« Il est significatif que le projet, souvent évoqué, d'un observatoire indépendant de la délinquance ne soit toujours pas à l'ordre du jour. En son absence, les chiffres évoqués devant l'opinion sont issus du seul ministère de l'intérieur....
Tout d'abord, la figure du mineur prédisposé dès son plus jeune âge à la déviance se substitue à la conception du mineur en danger sur laquelle s'est construite la mission " protectrice " de la justice....
La deuxième image du mineur présenté dans le projet de loi est celle du prédateur non sanctionné par la justice et, de ce fait, installé dans une " culture de l'impunité ". Sur ce point, la volonté du ministre est de sanctionner dès la première infraction. L'expérience montre en réalité que le taux de réponse judiciaire en matière de délinquance juvénile est de 84 % et que le nombre de mineurs en détention a doublé depuis 1996, tandis que des formes de placement contraignantes se sont développées. La tendance générale n'est donc pas à l'impunité. C'est dans la mise en oeuvre des sanctions et, partant, dans la faiblesse des moyens mis à la disposition des juges que réside le réel problème....
De plus, l'automaticité de la sanction repose sur un a priori idéologique fragile : la certitude de la sanction conduirait naturellement à ne pas passer à l'acte.... Derrière ce bon sens apparent se dessine une rupture profonde avec la volonté éducative de la justice des mineurs. Considérer en effet le mineur délinquant comme un calculateur rationnel revient à le traiter comme un majeur et, par conséquent, à renoncer à la volonté éducative de la justice des mineurs.
Le projet de loi fait du maire l'acteur central de la politique de prévention, le dotant de compétences judiciaires pour ordonner un rappel à la loi ou solliciter la mise en place d'une tutelle aux prestations sociales. Or, ce " transfert de compétences " est dangereux. D'abord parce qu'il marque une défiance à l'égard de l'action sociale et de la justice des mineurs, censées ne pas suffisamment répondre aux attentes des élus.
Ensuite parce que le maire devra nécessairement répondre aux attentes de ses électeurs. L'intérêt du mineur pourrait alors se soumettre aux contingences politiques locales et aux préoccupations du seul maintien de l'ordre. Enfin, traiter le jeune comme un majeur contredit l'ambition affichée par le projet de loi de responsabiliser les familles. On ne peut en effet, sans se contredire, à la fois émanciper les jeunes en les traitant comme des délinquants majeurs et demander aux familles de " tenir leurs enfants ".
Généraliser la fonction punitive, c'est privilégier la logique policière, au détriment d'autres formes de régulation, notamment en matière d'action sociale.
En cette période préélectorale, la délinquance est trop utilisée comme une ressource de communication politique et pas assez traitée comme le problème de société qu'elle est véritablement. La prévention de la délinquance juvénile appelle une autre réponse de la part des autorités publiques, à l'abri des risques de surenchère. Et ce projet de loi n'y répond manifestement pas. »
Le Monde 21 novembre 2006

Voilà ce que nous prépare la Droite de ce pays. Est-ce cette société que nous souhaitons pour nous aujourd'hui et les valeurs que nous voulons transmettre demain à nos enfants? Avec le Parti Socialiste un autre choix est possible. Dès à présent mobilisons nous. !

15/11/2006

Un point sur l'état des Routes

Lors de mon entrevue avec Michel Barrier, Vice-Président en charge des infrastructures et des routes, et les élus de La Chapelle sur Dun à propos des routes, nous avons fait le point sur la modernisation du réseau routier qui devrait bientôt toucher La Chappelle et ses habitants.
Je vous propose de lire l'article ci-joint des informations dieppoises qui reprend les éléments de cette réunion
Un_point_sur_l_Etat_des_routes.pdf

De même concernant le transport à la demande j’ai organisé une réunion avec les différents acteurs locaux afin d’être au plus près des besoins des habitants du canton.

10/11/2006

Pourquoi je voterai Laurent Fabius le 16 novembre


23-3DominiqueChauvel
Vidéo envoyée par fabiusrag76

06/11/2006

La semaine de la Solidarité Internationale

LE COLLECTIF « CAUX’SOLIDAIRE »

Vous invite à la cérémonie d’ouverture de la Semaine de la Solidarité Internationale

Vendredi 10 novembre 2006
A 18h30

A la médiathèque Intercommunale
(Rue Pierre de Coubertin – Yvetot)


Un grand événement populaire
et un rassemblement unique
pour apprendre l’avenir ensemble.


je vous invite également à lire mon intervention lors de la cérémonie d'ouverture:

medium_semaine_solidarite2.jpg


Discours de Dominique Chauvel

Ouverture de la semaine de la solidarité internationale

Vendredi 10 novembre – 18H30


Mesdames, Messieurs,

En préparant mon intervention, je me demandais comment je pourrais définir la « Semaine de la Solidarité Internationale ».

Une prise de conscience.

Eh bien, je dirais que c’est un moment d’échange, de partage, d’information, un moment privilégié de prise de conscience.

En effet, notre monde évolue vite, très vite, trop vite. L’économie mondialisée est pressée et son appétit est grand. Toujours plus de fusion, d’acquisition, de milliards d’euros échangés… oui mais le revers de la médaille, c’est aussi toujours plus de misère, de laissés pour compte, toujours plus d’inégalités.

Il est donc temps de prendre conscience, qu’à travers le monde, 800 millions de personnes souffrent de la faim, que 100 millions d’enfants vivent dans les rues, sans un toit pour passer la nuit, que la moitié de l’humanité vit avec moins de deux euros par jour et que 20% de la planète consomme 80% des ressources disponibles.

Ainsi, la semaine de la solidarité internationale, cela sert à rappeler ces faits. Cela sert à regarder ailleurs comment les autres vivent. En Afrique, en Amérique Latine, en Asie, les effets de la mondialisation et de ses dommages collatéraux se font ressentir de manière crue, de manière violente, de manière sordide. Il faut en avoir conscience.

Oui, je le sais, cette misère, cette détresse, n’est pas toujours facile à voir, à entendre, à admettre. Et pourtant, c’est important de savoir, de connaitre, c’est important aussi de se dire que tout cela n’est pas une fatalité et qu’un monde meilleur est possible.

Ne pas refuser, ne pas admettre cette précarité internationale, c’est déjà une première étape pour la combattre.

Penser global, agir local.

Car c’est aussi cela la semaine de la solidarité internationale.
Ce grand rendez-vous solidaire permet à tout un chacun de découvrir l’engagement le plus adapté pour passer de la prise de conscience à l’action citoyenne.

« Penser global, agir local », tel est le sens d’un engagement solidaire. Le développement durable, le commerce équitable, le tourisme solidaire, le respect des droits de l’homme, le volontariat de solidarité internationale, autant de thèmes que nous pouvons, que vous pouvez aborder, en agissant concrètement et simplement pour aider à l’élaboration d’un monde plus juste.

Pour devenir un citoyen solidaire, pour aider à remettre le facteur humain au cœur de l’action internationale, pour aider à changer le monde, tout compte. Oui, toute action simple réalisée près de chez soi, au quotidien, apporte sa pierre à l’édifice solidaire.

Ainsi, ici à Yvetot, c’est le collectif Caux’Solidaire composé d’associations locales (ANETH, Action Citoyenne, Yvetot Bourzanga) ainsi que des antennes locales de l’ACAT et d’Amnesty International, collectif soutenu par la communauté de communes, le Département de Seine-Maritime et la Région, qui organise et anime cette semaine de la solidarité internationale.

Colloques, réunions à thèmes, cinéma humaniste étranger, jeu de sensibilisation au commerce équitable, pendant une semaine la solidarité internationale sera concrète et accessible à toutes et tous ici à Yvetot.

Prise de conscience, action citoyenne de proximité, si cette semaine peut faire naitre de nouveaux comportements, de nouvelles envies, de nouveaux choix de vie, alors le pari sera gagné.

Un pari qu’ont décidé de relever des gens courageux et passionnés, sans qui cette semaine n’aurait pas vu le jour ici à Yvetot et je tenais à leur rendre hommage, mais aussi à les assurer de l’entier soutien du Département dans cette aventure solidaire, une aventure que nous avons voulu partager avec vous.

Merci de votre attention.

Toutes les notes